Accueil Sport Football-Coupe du monde 2026 : L’Espagne, championne du monde par la maîtrise et...

Football-Coupe du monde 2026 : L’Espagne, championne du monde par la maîtrise et la patience

Le 19 juillet 2026, la Roja est sacrée championne du monde pour la deuxième fois de son histoire (Image : bfmtv.com)

Irrésistible tout au long du tournoi, l’Espagne a poussé sa maîtrise des événements à son paroxysme en finale contre l’Argentine pour remporter son deuxième titre mondial (1-0 a.p.), le dimanche 19 juillet, grâce à son emprise sur le fil du match et à sa concentration, contrôlant le tempo sans jamais s’affoler même lorsque le but de la victoire tardait à venir.

La Roja a remporté la finale de la Coupe du Monde de la FIFA 2026 en dominant l’Argentine de Lionel Messi au Stade de New York New Jersey. Les nouveaux champions du monde ont traversé le tournoi avec cette fascinante impression de tout maîtriser, ne concédant qu’un seul petit but tout au long de ce tournoi, coorganisé par les États-Unis, le Canada et le Mexique.
L’Argentine avait glané sa couronne voilà quatre ans en sortant victorieuse d’un incroyable chaos contre la France (3-3 a.p., 4 tab à 2), après avoir déjà bravé de nombreuses tempêtes tout au long du tournoi. Aux États-Unis, elle a été contrainte de céder son trône à une Espagne qui s’est coiffée de la couronne en faisant régner l’ordre et une maîtrise de tous les instants.
En finale, comme lors de ses précédentes sorties dans le tournoi nord-américain, la sélection espagnole a brillé par sa justesse technique et tactique et, plus que jamais, elle est parvenue à éteindre l’attaque adverse. Même en demi-finale face à la France, que les observateurs présentaient comme la favorite du tournoi et qui a étalé une fantastique attaque et une équipe apparemment imprenable, celle-ci s’est complètement fait ridiculiser par la perfection du jeu espagnol.
Après la France, stoppée net (2-0), c’est l’Albiceleste de Lionel Messi qui a fait les frais du rouleau-compresseur espagnol, au cours d’une finale suivie par 2 milliards de téléspectateurs, mais quelque peu ennuyeuse. Alors qu’elle avait inscrit au moins deux buts lors de chacune de ses précédentes sorties dans ce Mondial, la sélection argentine a été réduite à un mutisme inhabituel, ne cadrant aucune frappe en 120 minutes, à part quelques timides tentatives en prolongation, sans jamais inquiéter Unai Simón.
Dans un match de finale où l’enjeu était à son paroxysme, l’Espagne n’a jamais perdu le fil de son match, construisant patiemment l’architecture qui devait l’amener au but de la victoire qui tardait à venir. Et pour la troisième fois depuis les huitièmes, l’Espagne n’a eu sa délivrance que grâce au but d’un remplaçant, Ferran Torres.

L’influence de Rodri, Ballon d’or du meilleur joueur du tournoi

La famille royale espagnole et de nombreuses personnalités étaient présentes pour fêter la victoire de l’Espagne (Source : © ABACA)

Aidée notamment par leurs ailiers supersoniques Lamine Yamal et Nico Williams ainsi que par l’influence du chef d’orchestre Rodri, lauréat du Ballon d’or Adidas du meilleur joueur du tournoi, La Roja a aussi réussi l’exploit de n’encaisser qu’un seul but, l’œuvre du Belge Charles De Ketelaere (2-1). Du jamais vu dans toute l’histoire de la Coupe du monde.
« Je pense que nous sommes l’équipe qui maîtrise le plus de situations de jeu », a estimé le latéral espagnol Pedro Porro qui résume : « Le pressing, la possession, les contre-attaques, les coups de pied arrêtés… Je crois que, dans tous les aspects du football, l’Espagne est la sélection qui a le mieux contrôlé le jeu ». Loupé
Quand Rodri accélère le rythme, l’Espagne accélère. Quand il choisit de casser le tempo adverse, toute l’équipe décélère avec sérénité, sans jamais perdre sa structure. La Roja version 2026 ne se contente plus de monopoliser le ballon. Elle dicte également à son adversaire ce qu’il est autorisé à faire lorsqu’elle accepte de le lui rendre.
Quitte à être un peu moins spectaculaire qu’il y a deux ans, les champions du monde ont fait du contrôle leur plus grande force et imposé leur propre ordre dans un tournoi qui semblait pourtant promis aux nations les plus puissantes offensivement.

Publicité