Si vous êtes une entreprise à la recherche d’un partenariat international en Afrique, il est essentiel de comprendre quels pays investissent le plus de capitaux sur le continent, afin de cibler vos recherches et mieux appréhender les enjeux commerciaux de la région. Mais des surprises sont peut-être à venir, aux termes du rapport sur l’attractivité de l’Afrique de la CNUCED et d’EY.
Les EAU
Les Émirats arabes unis sont devenus l’un des principaux investisseurs en capitaux en Afrique, déployant 44 milliards de dollars d’ici 2023. Ces investissements étaient fortement axés sur les projets de transition énergétique, selon le rapport EY sur l’attractivité de l’Afrique 2024.
Ses principaux engagements comprennent un accord de développement urbain de 35 milliards de dollars en Égypte et un projet d’hydrogène vert de 34 milliards de dollars en Mauritanie.
Les investissements émiratis sont généralement axés sur les infrastructures, en particulier en Afrique du Nord et sur les marchés producteurs d’énergie.
Les Émirats arabes unis pilotent actuellement des projets à grande échelle dans les domaines de l’énergie solaire, éolienne et de l’hydrogène vert.
Les États-Unis
Depuis 2021, les États-Unis ont financé plus de 800 projets commerciaux et d’investissement d’une valeur de 18 milliards de dollars dans 47 pays africains, tout en dominant les flux de capital-risque vers le secteur technologique africain.
L’initiative Prosper Africa a été le principal projet à l’origine de cette activité. Les investisseurs américains restent particulièrement actifs dans les secteurs de la fintech, des technologies de la santé et des infrastructures numériques. Les États-Unis sont également en tête du lancement de projets de création d’entreprises, avec 89 projets sur le continent selon le dernier rapport d’EY.
Les États-Unis ont ciblé des marchés africains clés pour ces industries, notamment au Nigéria, en République démocratique du Congo, Kenya, Afrique du Sud, Égypte, Rwanda, Ghana, Côte d’Ivoire et pays européens.
Europe
D’après la CNUCED, les investisseurs européens détiennent le plus important stock d’IDE en Afrique. IDE compris en terme d’Investissement direct étranger. L’Europe, en tant que région, a acquis cette position dominante sur le marché africain grâce à des décennies de liens commerciaux et postcoloniaux.
La France, les Pays-Bas et le Royaume-Uni figurent parmi les cinq principaux pays d’origine des investissements directs étrangers. Les IDE tunisiens ont progressé de 21% pour atteindre 936 millions de dollars et les IDE marocains de 55 % pour s’établir à 1,6 milliard de dollars en 2024, reflétant en partie les flux de capitaux européens transitant par l’Afrique du Nord. Les investissements européens privilégient généralement les services financiers, les biens de consommation et, de plus en plus, les énergies renouvelables.
Chine
Contrairement aux idées reçues et aux discours populaires qui, souvent, présentent la Chine comme étant le principal investisseur en Afrique, les données dressent un tableau légèrement différent. Selon la CNUCED et l’ODI, elle ne se classe qu’en cinquième rang en termes de stock d’IDE, derrière plusieurs pays européens et les États-Unis.
Cela étant dit, les investissements de Pékin dans les infrastructures en Afrique subsaharienne dépassent 155 milliards de dollars cumulés sur deux décennies et ont généré plus de 102 000 emplois entre 2019 et 2023.
Les investissements chinois se sont fortement concentrés dans les secteurs minier et extractif, les ports, les routes et les chemins de fer. Ils sont souvent réalisés par l’intermédiaire d’entités publiques plutôt que par des investisseurs privés, ce qui explique leur impact différent sur les données relatives aux IDE par rapport aux capitaux occidentaux.
Inde
L’Inde est un acteur émergent mais en pleine croissance en matière d’investissements en Afrique. Ses points forts résident dans les secteurs pharmaceutique, des services informatiques et de la fabrication légère, avec une longue présence commerciale en Afrique de l’Est.
Les entreprises indiennes se sont considérablement développées au Kenya, en Tanzanie et en Éthiopie, et New Delhi a fait de l’Afrique une priorité dans sa stratégie commerciale et d’investissement globale.
Perspectives générales pour l’investissement en Afrique en 2026
Plusieurs tendances structurelles redessinent le profil des investisseurs en Afrique et leurs modalités d’investissement. La dette des sociétés de capital-risque a atteint un niveau record de 1,64 milliard de dollars en 2025, en hausse de 63% sur un an, avec 107 transactions de dette. Un record absolu.
L’Afrique du Nord a dominé les entrées totales d’IDE en 2024, stimulées par les importants accords conclus avec l’Égypte, tandis que l’Afrique de l’Est a dominé la valeur des opérations de capital-risque en 2025.
Cette même année, les investisseurs africains les plus actifs étaient concentrés en Afrique du Sud, en Égypte, au Nigeria et au Kenya, qui constituent quatre marchés africains clés.
En 2026, le paysage des investissements en Afrique n’est plus façonné par une poignée de fonds occidentaux. Un capital plus large et ancré localement se met en place, avec des institutions nationales, des fonds panafricains et des acteurs du financement du développement qui soutiennent activement les entrepreneurs africains.
Le paysage des investissements en Afrique évolue rapidement. Si vous souhaitez vous développer sur les marchés africains, il est conseillé de vous informer correctement notamment sur les méandres des procédures d’intégration et de conformité dans plus de 46 pays africains.
Quel pays investit le plus en Afrique ?
C’est l’une des questions fréquemment posées. Mais il n’existe pas de réponse unique. Les Émirats arabes unis sont en tête en termes de volume de capitaux, avec 44 milliards de dollars déployés d’ici 2023. Les États-Unis sont en tête en nombre de projets, avec 89 projets de création d’entreprises et plus de 800 initiatives commerciales et d’investissement depuis 2021. Les pays européens détiennent collectivement le plus important stock d’IDE, tandis que la Chine, malgré sa réputation, se classe en cinquième position en termes de stock d’IDE selon la CNUCED et l’ODI.
L’autre question est celle de savoir quels sont les marchés africains qui attirent le plus d’investissements étrangers. En réponse, l’Afrique du Nord, tirée par les importants accords énergétiques égyptiens, a attiré le plus grand nombre d’investissements directs étrangers en 2024. L’Afrique de l’Est a dominé en termes de valeur des opérations de capital-risque en 2025. Au niveau national, l’Afrique du Sud, l’Égypte, le Nigeria et le Kenya sont les marchés les plus actifs, et les États-Unis ont spécifiquement ciblé ces marchés, ainsi que la RDC, le Ghana, la Côte d’Ivoire et le Rwanda, pour investir dans les technologies financières, les technologies de la santé et les infrastructures numériques.









































