Dans la Planète Tennis, le nouveau phénomène se dénomme Victoria Mboko. La Canadienne d’origine congolaise a remporté le jeudi 7 août l’Omnium Banque nationale, l’Open du Canada à Montréal, avec la manière en battant des joueuses de loin mieux classées qu’elle au classement WTA, telle l’Américaine Coco Gauff, numéro 2 mondiale, écrivant ainsi une nouvelle page de l’histoire du tennis.
À seulement 18 ans, Victoria Mboko, 1,78 mètre, a signé l’un des plus grands exploits du tennis en remportant l’Open du Canada, son pays où elle est désormais célébrée par toute une nation comme la révélation du sport canadien. Elle s’est imposée en finale face à la Japonaise Naomi Osaka en trois sets : 2-6, 6-4, 6-1. Mais les Canadiens en ont pris l’habitude,, Vicky se faisant peur en perdant le premier set presqu’à chacun de ses matchs, avant de renverser totalement la situation, comme pour faire durer le suspense.
Portée par un public acquis à sa cause, Mboko qui a débuté le tournoi au 85ème rang WTA a fait tomber quatre championnes de Grand Chelem durant le National Bank Open, dont en huitième de finale la numéro un mondiale et championne de Roland-Garros 2025 et de l’US Open 2023 Coco Gauff (6-1,6-4), au 2ème tour Sofia Kenin vainqueure de l’Open d’Australe 2020 (6-2,6-3), puis en demi-finale où elle a démontré une résilience incroyable dans un match en montagne russe face à Elena Rybakina, gagnante de Wimbledon 2022 (1-6,7-5,7-5), soutenue par les encouragements bruyants du public québécois scandant « Allez Vicky ». Enfin en finale, Vicky dispose de Naomi Osaka, ancienne n°1 mondiale et quadruple vainqueure majeure, dans une finale tendue au premier set, qui a tourné en faveur de la Japonaise, d’un mental solide et d’une combativité sans relâche.
Son triomphe confirme une année 2025 remarquable : quatre titres remportés sur le circuit secondaire, un troisième tour à Roland-Garros et désormais un premier titre WTA 1000 à domicile. « Merci Montréal, je vous aime », a-t-elle lancé en français devant un centre court en liesse. Son ascension fulgurante fait d’elle une des révélations les plus marquantes de la saison.
De la 85ème à la 24ème place au classement WTA
Pour sa première entrée dans le tableau principal d’un tournoi du grand chelem à Roland-Garros, alors qu’elle n’était que 333ème, elle n’a perdu aucun set (6-3,6-2 face à K. von Deichmann en qualification), (6-1,6-7 – L. Sun, 1er tour) et (6-4,6-4 – Eva Lys, 2ème tour), avant son élimination par une joueuse du Top 100 Zheng Qinwen (6-3,6-4). À l’issue de l’open de Paris, son entraîneuse, l’ancienne championne française Nathalie Tauziat, la voyait déjà dans le Top 50 d’ici fin 2025. Elle va faire mieux. En effet, elle a gagné 61 places grâce à sa performance à Montréal, devenant 24ème mondiale depuis le 11 août, soit la Canadienne la mieux classée hommes et femmes confondus.
Née à Charlotte aux États-Unis de parents de la République démocratique du Congo et grandi à Toronto au Canada, elle est la plus jeune d’une famille de tennismen, sa sœur et son frère ayant évolué sur le circuit universitaire. En 2018 alors qu’elle n’avait que de 12 ans, elle atteint la finale du prestigieux Orange Bowl chez les 14 ans et en 2022, elle parvient en finale du double de l’Open d’Australie. Elle remporte ensuite son principal titre en simple sur terre battue de Porto Alegre, avant d’échouer en demi-finales de Wimbledon et de l’US Open. Mboko devient la troisième Canadienne à remporter le tournoi dans l’ère Open, après Faye Urban (1969) et Bianca Andreescu (2019).









































