Le chef de l’État congolais Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo a décidé de prendre le pari sur l’avenir de son pays, la République démocratique du Congo. Dans son adresse du 11 décembre devant les deux chambres du Parlement réunies en Congrès, Félix Tshisekedi a promis de doter son pays d’une série d’infrastructures de base, dans tous les secteurs de la vie nationale.
À l’orée de cette nouvelle année 2025, tous les signaux semblent indiquer que les choses vont effectivement bouger. Le Président congolais a passé la fête de Noël à Kananga, dans la province du Kasai central, où il est arrivé le mardi 24 décembre 2024, première étape de son itinérance qui devait l’emmener ensuite à Mbuji-Mayi au Kasai Oriental et à Tshikapa au Kasai. Une descente musclée dans un espace géographique qui constitue de fait sa base sociologique et politique, et qui l’a élu avec des scores à faire rêver, lors de la présidentielle de décembre 2018.
« Si je ne fais rien pour vous durant ce mandat, à ma prochaine visite, jetez-moi des pierres », a dit d’emblée Félix Tshisekedi dans son meeting inaugural devant une foule qui l’attendait depuis la veille, après le report de l’atterrissage de l’avion présidentiel pour des raisons de météo.
À Kananga, tout comme plus tard à Mbuji-Mayi et à Tshikapa, Félix Tshisekedi a amené du concret. L’accélération des travaux de la route Kananga-Kalamba Mbuji (220 km) qui doit ouvrir l’espace Kasai à l’extérieur du pays à travers l’Angola, le début des travaux du barrage de Mbombo et la poursuite de ceux de Katende, sans compter la relance des activités agricoles, sont autant d’actions d’envergure et de projets structurants qu’il avait déjà relevés dans son message à la nation devant le Congrès.
Des travaux d’envergure visant la construction de près de 50 000 km de routes

À cette occasion, le chef de l’État congolais avait en effet annoncé des travaux d’envergure sur l’ensemble de la RDC courant 2025. Il s’agit notamment de la construction de 38 000 km de routes de desserte, de 11 424 km de routes prioritaires et de l’entretien de plus de 11 000 km de voies navigables.
À cela venait s’ajouter 11% des crédits à l’agriculture dans le Budget 2025 ainsi que la baisse d’environ 24% des prix des carburants, déjà effective en 2024.
Félix Tshisekedi n’avait pas manqué de rappeler aussi les énormes avancées obtenues durant son premier mandat dans le secteur social, notamment la gratuité de l’enseignement de base, la gratuité de la maternité, un processus en voie d’atteindre tout l’ensemble du pays, ainsi que le Programme de Développement local des 145 Territoires (PDL-145T), qui va recevoir un coup de turbo au cours de l’année qui commence.
La récente tournée du chef de l’État congolais dans l’espace Grand Kasai n’est qu’une étape d’une série qui s’annonce longue de ses visites dans le Congo profond, pour palper du doigt les préoccupations de la populations et ses besoins de développement à la base. Avant le Grand Kasai, il avait tâté le poul des provinces de la Tshopo, du Haut et du Bas-Uele, du Haut-Katanga et du Tanganyka.
Une façon aussi pour lui de prendre la température de son peuple, face à l’agression dont est victime la RDC dans sa partie est, et consulter le Congolais d’en bas sur sa proposition d’expurger l’actuelle Constitution de certaines impuretés qui obèrent le fonctionnement normal des institutions de son pays.







































