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RDC – Forum économique mondial de Davos : Le Président Tshisekedi plaide pour des partenariats win-win dans la construction des chaînes de valeur minérale

Le Président de la République démocratique du Congo, M. Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, est arrivé le dimanche 18 janvier à Davos, en Suisse, où il a pris part du 19 au 23 janvier à la 56ème réunion annuelle du Forum économique mondial (WEF), organisée sous le thème « Un esprit de dialogue ». La RDC s’est présentée à ces assises comme « pays-solutions » pour le réchauffement climatique et la transition énergétique, au cœur de tous les grands enjeux mondiaux.

Au cours du side-event consacré au « Partenariat stratégique sur les minerais et les investissements » en marge du forum , la République démocratique du Congo a été au cœur des discussions sur le partenariat stratégique minier pour attirer des investissements, transformer localement les ressources, améliorer la gouvernance et la transparence, positionnant ainsi la RDC comme un acteur clé des chaînes de valeur mondiales.
Le Président Tshisekedi, parmi les invités d’honneur à la cette réunion annuelle du Forum économique mondial de Davos, a annoncé un basculement déjà à l’œuvre : son pays ne se contente plus du rôle obsolète de simple pourvoyeur de minerais bruts mais devient une pièce indispensable dans la structure des chaînes de valeur minérale par sa capacité à encadrer l’exploitation et la commercialisation des minerais critiques, en particulier le cobalt.
« Il s’agit pour nous de nous assurer que notre sous-sol bénéficie à nos populations, qu’il soutient le développement durable de nos communautés locales et qu’il constitue un levier de transformation industrielle capable de créer de la valeur, de diversifier les acteurs du secteur et de consolider notre économie nationale », a-t-il souligné dans son discours, prononcé le 21 janvier.
Le Président Félix Tshisekedi a rappelé que la réussite de la transition énergétique mondiale repose sur une responsabilité collective, une équité dans la chaîne de valeur et un engagement durable de l’ensemble des acteurs, précisant que la réussite exige également des chaînes d’approvisionnement fiables, éthiques et responsables.
À ce titre, la RDC entend jouer pleinement son rôle, non pas comme simple fournisseur de matières premières, mais comme acteur stratégique de cette transition. « Le moment est venu de substituer la dépendance par le partenariat », a-t-il lancé d’entrée de jeu.

Investir massivement dans la découverte de nouveaux gisements

Sommet des Mines net-zéro en RDC (image d’illustration/source:bestafrica-mag.com)

Pour que ce dialogue porte ses fruits, il a proposé trois engagements fermes. Le premier porte sur la sécurité par la diversification. À ce stade, il a estimé qu’il est nécessaire d’investir massivement dans la découverte de nouveaux gisements. Selon lui, « la sécurité de vos marchés dépend de la pluralité et de la robustesse de nos sources d’approvisionnement ».
S’agissant du deuxième engagement, il a évoqué la prospérité par la transformation locale, expliquant que la sécurité énergétique est indissociable de la sécurité économique. « Le temps de l’extraction pure est désormais révolu », a prévenu le chef de l’État congolais qui a appelé à la délocalisation des segments de valeur raffinage et fabrication de composants directement au cœur des zones de production. Pour lui, « c’est en créant une main-d’œuvre qualifiée sur place que nous stabiliserons l’offre mondiale et que nous pérenniserons la transformation ».
De l’avis du chef de l’État congolais, cette création de valeur locale ne doit plus être perçue comme une option, mais comme un impératif stratégique. « En transformant nos ressources sur notre sol, nous passons d’une économie d’extraction à une économie d’industrialisation durable, garantissant ainsi que la richesse générée bénéficie prioritairement à nos populations tout en renforçant la résilience des chaînes de valeur mondiales », a-t-il fait savoir.
Quant au troisième engagement, relatif à l’innovation financière et industrielle, le Président Tshisekedi a rappelé l’urgence et la nécessité de dépasser les modèles classiques en bâtissant des partenariats fondés sur des mécanismes financiers innovants, capables d’attirer des capitaux à long terme vers des projets intégrateurs et des corridors de développement industriel.

Appel à des partenariats mutuellement bénéfiques

Il a profité de l’opportunité pour inviter les partenaires internationaux à une collaboration fondée sur des partenariats mutuellement bénéfiques. Pour lui, la RDC est ouverte à ceux qui voient loin et acceptent de prendre des risques à ses côtés. « L’Afrique n’attend plus seulement d’être entendue, elle est prête à bâtir. La RDC est ouverte à ceux qui voient loin et acceptent de prendre des risques avec elle. Ensemble, transformons le défi minéral en un levier de prospérité universelle », a plaidé le chef de l’État congolais.
L’appel du Président Félix Tshisekedi intervient après la signature, à Washington, d’un accord de partenariat stratégique entre les États-Unis d’Amérique et la RDC. Cet accord vise à encadrer et à accélérer une série de projets jugés prioritaires pour l’industrialisation du pays, la sécurisation des chaînes d’approvisionnement en minerais critiques ainsi que le développement d’infrastructures clés.
Le partenariat stratégique entre la RDC et les États-Unis, autrefois qualifié de « deal minier », constitue l’une des composantes des accords de Washington, signés sous les auspices de l’administration Trump, traduisant ainsi un niveau élevé de confiance entre les deux États, de l’avis du gouvernement congolais.

La RDC au cœur des enjeux mondiaux

Kinshasa, 4 août 2025 – Le secteur minier congolais entre dans une phase de restructuration majeure (Source :temperature26.com)

Au cours de ce grand rendez-vous international qui a réuni plus de 60 chefs d’État et de gouvernement ainsi qu’environ 2 500 participants, parmi lesquels des décideurs politiques et économiques ainsi que des leaders d’opinion venus du monde entier, la RDC, également membre non permanent du Conseil de sécurité de l’ONU, s’est permise de porter la voix de l’Afrique, notamment dans les secteurs clés du développement durable où ce pays s’est attelé à nouer des partenariats stratégiques, dans un esprit de transparence et dans le strict respect de ses intérêts.
Au cours des discussions bilatérales avec des personnalités de haut rang ainsi que des sessions sur les thématiques clés comme la transformation technologique, la transition énergétique et le climat, la RDC a eu l’occasion de nouer des partenariats stratégiques dans divers domaines, en mettant en avant son positionnement comme « pays-solutions » pour le climat grâce à l’initiative « Couloir vert Kivu-Kinshasa ». Il s’agissait également d’une occasion renouvelée de réaffirmer son engagement à promouvoir le multilatéralisme, les valeurs de paix et les vertus du dialogue afin de renforcer la coopération internationale en sa qualité de membre du Conseil de sécurité.
En tant que « pays-solutions » pour l’Afrique et le monde, également par la puissance de ses forêts et de ses tourbières, ses minerais critiques et son potentiel hydroélectrique unique mais aussi son capital humain avec une jeunesse dynamique représentant près de 70% de sa population, la RDC est prête à travailler dans un cadre de collaboration fondé sur des partenariats mutuellement bénéfiques, respectueux de la souveraineté des États et porteurs de prospérité partagée, afin de construire une chaîne de valeur minérale plus juste, plus durable et tournée vers l’avenir des générations futures.
La rencontre annuelle de Davos constitue une plate-forme d’échange de vues sur les problèmes de la planète et les solutions à y apporter. Elle réunit plus de 2 500 participants issus du monde économique, politique, scientifique et culturel ainsi que des responsables de la société civile. Cette édition s’est particulièrement distinguée par une mobilisation diplomatique exceptionnelle.

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