Mme Netumbo Nandi-Ndaitwah, candidate du parti au pouvoir à été élue présidente de la Namibie dès le premier tour, le 3 décembre, avec 57,31 % des suffrages. Cette fille de pasteur, âgée de 72 ans, devient ainsi la première femme présidente de ce pays.
La Namibie a élu sa première femme présidente, Netumbo Nandi-Ndaitwah, alors Vice-présidente issue du parti au pouvoir, la Swapo. Elle a obtenu 57,31% des suffrages, alors que son principal opposant, Panduleni Itula, du Parti des Patriotes indépendants pour le changement (IPC), arrive loin derrière, avec seulement 25,50 % des voix.
La Swapo a également remporté les élections législatives, qui se tenaient en même temps, en décrochant 51 sièges contre 20 pour l’IPC, soit une légère baisse lorsque l’on sait que sa majorité était de 63 députés dans la législature précédente.
Le parti de celle que l’on surnomme « NNN » dirige ce pays désertique de l’Afrique australe, riche en minerais et peuplé de trois millions d’habitants, depuis son indépendance en 1990.
Le scrutin, qui a été prolongé de plusieurs jours pour une forte participation mais aussi de nombreux cafouillages, a été organisé plus de dix mois après le décès du président Hage Geingob, remplacé par son vice-président Nangolo Mbumba, qui a refusé de se présenter à la présidentielle.
Une figure de proue de la lutte pour l’indépendance de la Namibie
Fille d’un pasteur anglican qui a longtemps séjourné en Russie pendant sa période d’exil dans les années 1970, la nouvelle présidente a également fait son apprentissage de militante au Komsomol, l’organisation de jeunesse du parti communiste soviétique. Figure de la lutte pour l’indépendance, elle a mis en avant sa sagesse pendant sa campagne, promettant par ailleurs de poursuivre avec la stabilité légendaire du pays, mais surtout la création de plus de 25 000 emplois en cinq ans.
Notamment pour des raisons de prolongation des élections présidentielle et législatives à deux reprises en raison de problèmes logistiques et techniques, avec notamment une pénurie de bulletins de vote, le candidat malheureux Panduleni Itula, un ex-dentiste et avocat de 67 ans, avait menacé de faire annuler le scrutin « quels que soient les résultats », estimant que « nous ne pouvons qualifier ces élections de libres, équitables et légitimes ».
Mais il faut retenir que la Namibie est reconnue pour la solidité de sa démocratie mais aussi la paisibilité de ses habitants, qui ont malgré tout répondu à plus de 70% à l’appel des urnes.







































