La République centrafricaine est confrontée à une pression croissante de la Russie, qui demande 15 millions de dollars par mois pour financer ses mercenaires déployés sous l’Africa Corps, successeur du groupe Wagner. Moscou cherche à reprendre le contrôle direct des opérations en remplaçant les mercenaires privés par une force étatique officielle, imposant des exigences financières que le gouvernement de Bangui a du mal à assumer.
Alors que la Russie vient de fixer un montant à payer rubis sur ongle, la RCA envisage de rémunérer les mercenaires en nature plutôt qu’en numéraire, notamment par l’octroi de ressources minières stratégiques (or, uranium, fer). Cette situation fragilise davantage le pays politiquement, sécuritairement et économiquement, selon une analyse d’Aprnews début août qui estime que l’influence russe en Afrique centrale à travers ce dispositif militaire coûteux représente un défi majeur pour la souveraineté et la stabilité de la RCA.
Les 15 millions de dollars mensuels désormais réclamés représentent un coût exorbitant pour Bangui, dont le budget annuel de 300 milliards de francs CFA, soit environ 500 millions de dollars, dépendant largement des aides internationales. La charge financière représenterait non seulement un poids supplémentaire pour les finances publiques mais mettrait aussi en péril les programmes de soutien du Fonds monétaire international.
Ce dilemme déstabilise davantage la RCA, déjà fragile sur les plans politique, sécuritaire et économique. Les mercenaires russes contrôlent plusieurs points stratégiques, allant jusqu’à exercer des fonctions quasi-administratives, notamment dans la collecte des taxes frontalières, ce qui accentue la dépendance du gouvernement de Faustin-Archange Touadéra vis-à-vis de cette force armée étrangère et illustre la dynamique complexe entre aide militaire, exploitation des ressources naturelles et influence géopolitique russe en Afrique centrale.
Depuis la mort d’Evgueni Prigojine, chef du groupe Wagner, Moscou cherche à reprendre le contrôle direct des opérations sur le terrain en remplaçant les mercenaires privés par sa force paramilitaire devant assurer en Afrique la défense des intérêts extérieurs russes, l’Africa Corps, un Corps expéditionnaire placé sous l’autorité directe du ministère russe de la Défense.
Le Pakistan se dote d’une nouvelle « unité missiles »
Le Pakistan a annoncé le 14 août se doter d’une nouvelle « unité missiles », trois mois après sa pire confrontation depuis des décennies avec son voisin indien. L’annonce est intervenue à l’occasion de la célébration en grande pompe de sa fête nationale qui marque l’indépendance du pays du Raj britannique.
« Cette unité, avec sa technologie, peut frapper l’ennemi dans toutes les directions » et « améliore nos capacités militaires conventionnelles », a affirmé le Premier ministre Shehbaz Sharif dans un discours célébrant la fondation du pays, lors de la partition de 1947 au départ du colonisateur britannique.
Du 6 au 10 mai, le Pakistan et l’Inde, ont échangé tirs de missiles, envois de drones et barrages d’artillerie. Le monde entier avait redouté un point de non-retour car les deux pays – qui comptent ensemble près d’un cinquième des habitants de la planète – possèdent l’arme nucléaire. Plus de 70 personnes, en grande majorité des civils, ont été tuées dans cette confrontation qui s’est terminée par un cessez-le-feu annoncé par Washington, à la surprise générale.
Le Pakistan dispose déjà de missiles sophistiqués qu’il a déployés lors du conflit avec l’Inde aux côtés d’avions de combat chinois J-10C Vigorous Dragon et sino-pakistanais JF-17 Thunder, également équipés de missiles air-air. Islamabad a annoncé en juin discuter de l’achat de 40 avions de chasse chinois et de missiles balistiques, après être parvenu à abattre plusieurs avions indiens, dont au moins un Rafale, selon différentes sources militaires. Avec neuf milliards de dollars salaires exclus, la Défense, en hausse de 20% cette année, reste le deuxième poste de dépense du Pakistan, qui a échappé de peu à la faillite en 2023 grâce à un énième prêt du FMI.







































