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Maroc – Automobile : Un million de véhicules produits en 2025, le royaume chérifien devient le premier constructeur automobile de l’Afrique

Amane, nouveau véhicule de patrouille de la police marocaine DGSN. (Image source : fr.le360.ma)

Le Maroc a franchi le seuil d’un million de véhicules produits en 2025, prenant ainsi la tête de la production automobile africaine, reléguant l’Afrique du Sud au second rang, selon les données rendues publiques mi-janvier par l’Association nationale des constructeurs automobiles d’Afrique du Sud (NAAMSA).

Aux termes des données fournies par l’association sud-africaine, le royaume chérifien a atteint dès le début du mois de décembre un volume cumulé d’un million de véhicules assemblés, contre 559 645 unités sur l’ensemble de l’année 2024, soit une hausse proche de 79%. Ce franchissement marque une rupture nette dans la hiérarchie industrielle du continent, fait remarquer le site Barlamane.com.
La NAAMSA relève que « ce niveau de production place désormais le Maroc devant l’Afrique du Sud, longtemps premier pôle manufacturier automobile africain ». L’évolution constatée traduit un déplacement durable du centre de gravité de cette industrie vers le nord du continent, au bénéfice d’un pays qui ne procédait à aucune exportation de véhicules en 2010.
Pour l’Afrique du Sud, l’exercice 2025 se caractérise par une progression mesurée, insuffisante toutefois pour conserver sa première position continentale. L’Association nationale des constructeurs automobiles d’Afrique du Sud indique par ailleurs que les ventes totales de véhicules par ce pays ont atteint 596 818 unités entre janvier et décembre, contre 515 976 l’année précédente, soit une augmentation d’à peine 15,67%. Elle précise que «les ventes domestiques se sont élevées à 408 224 unités, les exportations constituant le solde ».
Ainsi, malgré cette amélioration, la production cumulée sud-africaine demeure bien inférieure à celle du Maroc pour conserver sa pole position. La NAAMSA souligne que ce fait tient à des contraintes persistantes, en particulier sur le plan énergétique. « Les délestages répétés ont perturbé l’activité industrielle et accru les coûts de production par le recours à des solutions de secours », note l’association qui rappelle que l’électricité nationale provient encore majoritairement des combustibles fossiles.

L’avantage marocain porté par l’énergie et le véhicule électrique

Selon l’Association nationale des constructeurs automobiles d’Afrique du Sud toujours citée par le site Barlamane.com, l’ascension marocaine repose sur plusieurs facteurs structurants. L’association observe que « la disponibilité de l’énergie, son coût maîtrisé et la stabilité de l’approvisionnement ont favorisé l’expansion industrielle du pays », concourant ainsi à sa suprématie. Le Maroc a engagé des investissements massifs dans les énergies renouvelables, réduisant progressivement la part des sources fossiles, encore proche de 70% de la production électrique.
L’organisation professionnelle met également en avant le positionnement du Maroc sur le véhicule électrique. « La fabrication locale du Rocks-e d’Opel a débuté en 2021 alors qu’aucun véhicule entièrement électrique n’est encore produit en Afrique du Sud », relève-t-elle. L’association ajoute que « le lancement annoncé, en janvier 2026, du Dial-E par le constructeur marocain Neo Motors confirme cette orientation », tout en rappelant que grâce aux nombreuses opportunités que présente le Maroc dans ce secteur, Tesla a choisi le royaume comme premier marché africain doté d’une présence officielle.
Pour l’Association nationale des constructeurs automobiles d’Afrique du Sud, la combinaison d’un cadre industriel favorable, d’accords commerciaux étendus ainsi que d’un environnement énergétique plus sûr explique le basculement observé en 2025, lequel redessine durablement les équilibres de l’industrie automobile sur le continent africain.

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