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Le Président Tshisekedi lance les travaux de l’extension de la Ville de Kinshasa : Une cité industrielle et une plate-forme hospitalière en prélude

Le Président congolais Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo a procédé le lundi 22 décembre au lancement des travaux de construction de la Cité industrielle sino-congolaise et d’une Plate-forme hospitalière dénommée « Marthe Kasalu », deux infrastructures dont l’aménagement s’intègre au projet d’extension de la ville de Kinshasa.

Le lancement de ces travaux, marqué par la pose de la première pierre dans la commune de Maluku, à l’est de la capitale congolaise et à 50 km du centre-ville, revêt une forte dimension symbolique dans la continuité des engagements pris par le Président Tshisekedi de diversifier l’économie congolaise et de la rendre plus compétitive. Il reflète également la confiance des investisseurs à l’environnement des affaires en RDC et la transformation de la ville de Kinshasa en un hub industriel et technologique en Afrique.
À terme, le projet de la Zone industrielle sino-congolaise porté par China East Africa Trade Development Co. Ltd, représente un investissement d’environ 12 milliards USD et une implantation de 1 200 usines en cinq ans, en raison de 20 usines par parcs industriels. Ce qui va générer 225 000 emplois directs dont 30 000 emplois au cours des douze premiers mois à partir de son démarrage.
Au-delà de la Cité industrielle, il est également prévu la construction d’une Plateforme hospitalière dénommée « Infirmière Maman Marthe Kasalu », du nom de la maman du Président congolais. Elle sera réalisée par le consortium belgo-marocain IIDG/TGCC et financée via un crédit de la Banque publique des Investissements France, BPI France en sigle, avec la banque allemande CommerzBank pour un montant de 133 Millions d’euros.
La première phase des travaux prévoit la construction d’un grand complexe hospitalier pluridisciplinaire de pointe, d’un centre de référence sous-régional d’oncologie, sur une superficie de 36 000 m² avec 10 hectares d’aménagement extérieur doté d’un héliport.
Bien plus qu’un projet immobilier ou infrastructurel, le Projet d’extension de la Ville de Kinshasa est une réponse au besoin d’urbanisation de la capitale congolaise, confrontée à une série de problèmes dont des embouteillages récurrents et la difficulté de collecte et de traitement des déchets, avec une offre des services à la population congolaise.

Un moteur de création d’emplois et un accélérateur de valorisation des talents congolais

160 usines et 30.000 premiers emplois sont attendus à la première phase du projet « Kinshasa Kia mona » consacré à l’extension de la ville de Kinshasa, capitale du pays, a annoncé le ministre de l’Urbanisme, à l’occasion du lancement dudit projet dans l’Est de la ville-province.
« Ce projet sera, en outre, un véritable moteur de création d’emplois et un accélérateur de valorisation des talents congolais. À titre d’illustration, sous la seule cité industrielle, comme cela a été dit ici tout à l’heure, 1 200 usines seront créées en cinq ans et le reste sera optimisé dans les six ans. Ainsi, 225 000 emplois directs sont attendus et déjà 30 000 seront créés sur la prochaine année 2026, avec 160 usines qui verront le jour», a déclaré Alexis Gisaro. À terme, a-t-il soutenu, « ce projet aura un impact sur le coût des biens de consommation, le renforcement du pouvoir d’achat des ménages et la constitution d’une véritable base industrielle nationale ».
Grâce à la position stratégique de Maluku, située le long du Fleuve Congo, cette municipalité est appelée à « devenir à la fois une plateforme de production nationale et un havre d’exportation régionale consacrant le basculement historique de notre économie vers la production et l’exportation », a ajouté le ministre congolais de l’Urbanisme.
Le projet prévoit, par ailleurs, la mise en œuvre de programmes de formation professionnelle destinés à doter la population de compétences adaptées aux métiers de l’avenir et de l’économie, en particulier pour la jeunesse. À travers cette initiative, il sera question de former des talents qualifiés, capables de répondre aux besoins spécifiques de l’extension de la ville et de contribuer activement au développement du pays.

Un autre fruit du partenariat sino-congolais

Intervenant à son tour, le représentant de la partie chinoise a salué le lancement de ce projet, qui est un autre fruit de la coopération sino-congolais pour le développement économique de la RDC.
« Le projet de la cité industrielle sino-congolaise est élaboré conjointement par les entreprises chinoises et congolaises ainsi que les ministères concernés », a-t-il précisé. « Et il porte la gloire d’un projet national clé pour cette année en faveur de la République démocratique du Congo, au cœur du continent africain. Cet espace de 7 500 hectares est bien plus qu’un simple espace physique», a-t-il souligné.
Après l’étape des discours s’en est suivi celle de la pose de la première pierre par le Président Félix Tshisekedi, en présence de quelques membres du gouvernement dont la Première ministre Mme Judith Suminw Tuluka ainsi que de plusieurs autres personnalités politico-administratives.


Un projet de 100 millions d’euros pour le traitement des déchets

(Image d’illustration : 24sur24.cd)

La ville de Kinshasa prépare un projet de 100 millions d’euros pour la collecte, le traitement, le recyclage et la valorisation des déchets urbains. Les volumes concernés sont estimés entre 12 000 et 18 000 tonnes par jour. L’initiative prévoit l’installation, dans la capitale congolaise, d’usines et de fours industriels de grande capacité en vue de la transformation des déchets par des procédés de valorisation énergétique, biologique et mécanique.
Une délégation de l’Exécutif provincial, conduite par le ministre du Partenariat public-privé (PPP), M. Fiston Lukwebo, qui représentait le gouverneur de la Ville de Kinshasa, M. Daniel Bumba, a séjourné en Allemagne du 14 au 19 décembre dans le cadre de la finalisation du projet. Le séjour a ainsi permis d’évaluer les capacités techniques, opérationnelles et industrielles du groupe CREMER, pressenti comme partenaire.
Cette firme, spécialisée dans la gestion intégrée des déchets, est active dans plusieurs pays, dont l’Allemagne, la Belgique et les États-Unis. Elle prévoit d’implanter dans la mégapole congolaise ses unités de production, avec un chiffre d’affaires évalué à 100 millions d’euros.

La gestion des déchets, l’un des principaux défis de la ville de Kinshasa

(Image d’illustration)

De même, les responsables de la Régie d’assainissement de Kinshasa (RASKIN) ont pris part à cette mission, en vue d’une mise en œuvre coordonnée du projet, qui va en outre générer un grand nombre d’emplois pour les Kinois dans la collecte régulière et structurée ainsi que le traitement des déchets à l’échelle de la ville.
Cette initiative s’inscrit dans la réponse du gouvernement provincial à l’interpellation quelque peu musclée du président Félix Tshisekedi, adressée au chef de l’Exécutif de la ville de Kinshasa lors de son dernier discours sur l’état de la Nation, le lundi 8 décembre, axée notamment sur les embouteillages dans la capitale ainsi que sur l’insalubrité.
Avec près de 20 millions d’habitants répartis dans environ trois millions de ménages, Kinshasa produit à elle seule, selon les autorités locales, 12 000 à 18 000 tonnes de déchets par jour, faisant de la problématique de la gestion des déchets l’un des principaux défis de cette ville-province.

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