Accueil Actualité Invasion rwandaise : Le sommet conjoint EAC-SADC pour une paix durable en RDC

Invasion rwandaise : Le sommet conjoint EAC-SADC pour une paix durable en RDC

Sommet SADC et EAC : des conclusions favorables à la RDC (Source : infobascongo.com)

Un Sommet conjoint EAC-SADC, à savoir la Communauté de l’Afrique de l’est et la Communauté de développement de l’Afrique australe, s’est tenu le dimanche 9 janvier à Dar es-Salaam, en Tanzanie, pour débattre de la situation sécuritaire dans l’est de la République démocratique du Congo.

Le Sommet conjoint fait suite à ceux que de l’EAC et de la SADC, tenus respectivement les 29 et 31 janvier 2025 et qui ont tous deux été impliqués dans le processus d’instauration d’une paix et d’une sécurité durables dans l’est de la RDC. Ce qui a appelé à un sommet conjoint immédiat des deux organisations pour délibérer sur la voie à suivre concernant la détérioration de la situation sécuritaire en RDC.
Face à l’escalade, au sujet de laquelle le Sommet conjoint a exprimé sa préoccupation, une situation qui a entraîné des pertes en vies humaines, créé une crise humanitaire ainsi que des souffrances pour les populations, en particulier les femmes et les enfants, les chefs d’État et de gouvernement des pays membres pont appelé à la cessation des hostilités et à un cessez-le-feu immédiat.
Le sommet a également ordonné la réouverture immédiate de l’aéroport de Goma, point stratégique dans la région, et exigé le rétablissement des services publics essentiels ainsi que des lignes d’approvisionnement en nourriture et autres produits essentiels pour assurer l’aide humanitaire.
Les assises ont en outre ordonné l’élaboration et l’exécution, sans délai, des modalités de retrait des forces armées étrangères non invitées du territoire de la République démocratique du Congo, aux termes du communiqué final des assises.

Une réunion des ministres de l’EAC et de la SADC dans les 30 jours

Le sommet, qui a soigneusement évité de pointer du doigt l’agresseur, a « ordonné qu’une réunion conjointe des ministres de l’EAC et de la SADC se réunisse dans les trente jours pour délibérer sur le rapport de la réunion conjointe des états-majors des forces des communautés sur le cessez-le-feu et la cessation des hostilités, la mise en place d’un mécanisme de coordination technique au niveau du secrétariat pour suivre la mise en œuvre des décisions conjointes du sommet, une feuille de route élaborée détaillant les mesures de mise en œuvre immédiates, à moyen et à long terme, y compris les modalités de financement et de traiter toutes les autres questions résiduelles relatives à la réalisation d’une paix et d’une sécurité durables dans l’est de la RDC et faire des recommandations appropriées à la prochaine réunion conjointe du sommet EAC-SADC ».
Les chefs d’État et de gouvernement ont par ailleurs appelé à « la mise en œuvre du Concept d’opérations (CONOPS) du plan harmonisé de neutralisation des FDLR et à la levée des mesures défensives du Rwanda/au désengagement des forces de la RDC comme convenu dans le processus de Luanda », selon le communiqué de ce sommet qui semble avoir fait la part belle au Rwanda, pourtant pays agresseur.

Fusion des processus de paix de Nairobi et de Luanda

Parmi les autres décisions fortes figure notamment celle relative à la « fusion des processus de paix de Luanda et de Nairobi en un cadre unique et renforcé, destiné à faciliter les négociations directes avec toutes les parties, y compris le groupe rebelle M23 ».
Les chefs d’État et de gouvernement, qui ont convenu d’instaurer des consultations régulières, au moins une fois par an, n’ont pas omis d’exprimer leur préoccupation face aux attaques contre les missions diplomatiques, les ambassades et le personnel basé à Kinshasa et exhorté le gouvernement de la RDC à protéger les vies et les biens ainsi qu’à respecter les principes juridiques et moraux durables de respect des missions de paix en RDC telles que la Monusco et les autres, sans toutefois que le communiqué ne signale que cette situation a été provoquée par le non-respect des mêmes principes par un pays voyou qui massacre les paisibles citoyens dans l’Est de la RDC.
Le sommet, coprésidé par le président kényan William Ruto, pour l’EAC, et son homologue zimbabwéen Emmerson Mnangawa du côté de la SADC, s’est tenu en présence du président de la Commission de l’Union africaine, M. Moussa Faki Mahamat, alors que le chef d’État congolais Felix Antoine Tshisekedi Tshilombo, qui s’est fait représenter par la Première ministre Judith Suminwa Tuluka, y a assisté en visioconférence, et le président rwandais en présentiel.

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