
La Chine et l’UE se sont engagées le jeudi 24 juillet à « renforcer leurs efforts pour lutter contre le changement climatique », dans un communiqué conjoint publié à l’occasion d’un sommet entre les dirigeants européens et chinois à Pékin. La rencontre devait durer deux jours mais a été écourtée à une seule journée à la demande de la partie chinoise tant les attentes autour de cette rencontre étaient faibles.
Si les relations entre les deux puissances sont tendues sur les plans géopolitique et commercial, la coopération continue dans la lutte contre le changement climatique. « Le vert est la nouvelle couleur de la coopération entre la Chine et l’Union européenne », assure le communiqué. Ce sommet, organisé à l’occasion du 50ème anniversaire des relations diplomatiques entre la Chine et l’UE, s’est achevé au bout d’une journée seulement, à la demande de Pékin.
Dans la déclaration conjointe, les dirigeants européens et chinois affirment vouloir montrer l’exemple dans l’effort mondial de réduction des émissions de gaz à effet de serre. Les deux parties réaffirment également leur volonté de faire de la COP30, prévue dans quelques mois, une réussite avec, d’ici là, de nouveaux plans climats qui couvriront tous les pans de leur économie.
L’UE vise la neutralité carbone d’ici à 2050, tandis que la Chine, premier émetteur mondial de gaz à effet de serre, s’est engagée à atteindre cet objectif avant 2060. Mais la relation entre les deux puissances est tendue sur plusieurs dossiers, notamment autour de la guerre en Ukraine et des questions commerciales. Malgré ces points de crispation, Pékin et Bruxelles se sont engagés à « renforcer leurs efforts (…) pour accélérer une action rapide à grande échelle et à tous les niveaux » en matière de lutte contre le changement climatique, aux termes du communiqué conjoint.
« Un signal fort »

Les deux parties souhaitent également renforcer leur coopération bilatérale dans des domaines tels que « la transition énergétique, l’adaptation, la gestion et le contrôle des émissions de méthane, les marchés du carbone ainsi que les technologies vertes et bas carbone », précise le document.
Il s’agit là d’« un signal fort », à en croire plusieurs observateurs, puisque deux des plus grandes économies de la planète présentent l’action climatique comme un enjeu d’avenir stratégique et que malgré leurs différends, l’UE et la Chine continuent à défendre le multilatéralisme climatique.
Mais il reste à voir quelle sera leur ambition réelle, car il n’y a aucune mention d’une éventuelle sortie du charbon en Chine malgré l’insistance de l’Union européenne. De l’autre côté, les échanges de technologies vertes restent grippés entre les deux puissances.
De même que l’on reconnaît l’importance de cette déclaration importante, il faut aussi signaler qu’elle demeure assez symbolique, et il faudra encore la traduire en actes concrets pour réellement rassurer les acteurs engagés dans la lutte contre le changement climatique.








































