Les cérémonies commémoratives de l’immigration congolaise en Belgique, organisées par la commune bruxelloise de Saint-Josse-Ten-Noode jusqu’au 5 décembre prochain, ont été lancées le mercredi 1er octobre dans l’enceinte de la Maison communale de cette municipalité par son bourgmestre, M. Emir Kir, en présence du ministre conseiller de l’ambassade de la RDC en Belgique, M. Jean-Marie Bolenga Biyagi, représentant le chef de la représentation diplomatique congolaise.
« L’histoire de l’immigration congolaise en Belgique débute avec l’arrivée des marins, dont un groupe des déserteurs se sont retrouvés dans la commune de Saint-Josse en 1919, grâce à la proximité de celle-ci avec la gare du Nord », a expliqué le bourgmestre de cette municipalité, qui a loué le dynamisme des ressortissants congolais et le brassage des différentes cultures qui participent à la vitalité de cette entité.
Parmi les Congolais ayant résidé à Saint-Josse, il a cité le premier d’entre eux, le célèbre Paul Panda Farnana. Né en 1888 à Nzemba près de Banana dans la province du Kongo central, il arrive en Belgique à 7 ans et suivra plusieurs enseignements dont une formation d’agronome en Cultures coloniales à l’École d’Horticulture et d’agriculture de la commune de Vilvorde, avant d’être affecté au Congo belge en 1909 en tant que fonctionnaire du royaume en qualité de chef de cultures au Jardin botanique d’Eala près de Coquilathville, aujourd’hui Mbandaka dans la province de l’Équateur. Il est mort à Matadi le 12 mai 1930.
La première Maison africaine à Saint-Josse

La commune de Saint-Josse est également la première municipalité à accueillir, en 1960, une Maison africaine en Belgique, un lieu sensé accorder un logis aux étudiants africains qui avaient commencé à affluer autour de la même année et qui, souvent, ne disposaient d’aucun lien d’attache. Elle sera ensuite transférée à l’actuel quartier Matonge dans la commune d’Ixelles, où elle continue à fonctionner.
Pour sa part, le maire adjoint de la commune congolaise de Selembao, Me Claudian Moina, invité à la cérémonie et dont la municipalité est liée à Saint-Josse par un jumelage, a salué la sollicitude des autorités de cette commune bruxelloise qui, selon lui, « démontre que les Congolais ne sont pas abandonnés à leur sort dans ces violences qu’ils endurent en cette période de conflits dans l’Est ». Il a profité de l’occasion, en guise de gratitude, pour offrir des écharpes aux couleurs de la RDC notamment au bourgmestre de Saint-Josse et à l’échevine de la Cohésion sociale Mme Dorah Ilunga, d’origine congolaise,.
Les cérémonies commémoratives de l’immigration congolaise en Belgique comprennent la pose de la plaque commémorative de la première Maison africaine, une exposition dénommée « Saint-Josse -ten-Noode la Congolaise » réalisée avec le concours du Musée de la Migration, le vernissage de l’exposition « Une histoire belgo-congolaise » réalisée par des élèves du Lycée communal Guy Cudell, du nom d’un ancien bourgmestre de Saint-Josse très proche de la communauté congolaise. Les cérémonies se clôtureront le 10 novembre avec la visite scolaire de la Stèle des soldats congolais érigée au cimetière de la commune et le parcours interactif sur les traces des migrants congolais.








































