L’opérateur télécom Airtel Africa, présent dans 14 pays du continent, a annoncé le 16 décembre un partenariat avec Starlink, le fournisseur d’accès à internet par satellite de SpaceX, la société fondée par Elon Musk. Objectif : permettre de se connecter directement aux satellites, notamment dans les zones éloignées des réseaux terrestres de télécommunications.
Ce nouveau service sans relais terrestre, qui devrait être lancé début 2026 dans les pays où Airtel Africa est implanté, est une innovation destinée à améliorer la couverture dans les « zones blanches », à savoir celles qui ne sont pas desservies par les infrastructures terrestres.
Plusieurs pays sont concernés, du Burkina Faso au Gabon, en passant par le Niger, le Tchad, le Rwanda, le Kenya, Madagascar ou encore les deux Congo. Un dispositif déjà expérimenté par Starlink en Ukraine, où les infrastructures ont été fortement endommagées par la guerre. Jusqu’à présent, seules les antennes Internet dédiées ou les téléphones satellitaires permettaient ce type de connexion via l’espace.
Les clients d’Airtel Africa devront cependant disposer d’un abonnement spécial et d’un téléphone mobile de dernière génération. « L’offre du deuxième opérateur du continent est donc loin de révolutionner le marché africain des télécommunications », résume Stéphane Lelux, un expert du secteur. Dans un premier temps, elle restera réservée aux seuls cadres œuvrant dans des zones reculées.
Internet en Afrique : une couverture de 10 à 40% en dix ans
En 10 ans, l’accès à Internet a considérablement progressé sur le continent africain, passant de moins de 10% de couverture en 2010 à plus de 40% aujourd’hui. Une amélioration, mais encore de fortes disparités.
Les trois quarts des Subsahariens n’utilisaient pas Internet selon une étude de la Banque mondiale de 2020, faute de couverture, mais aussi à cause du coût. Selon le Worldwide Mobile Data Pricing de 2022, le gigaoctet coûte en moyenne 4,50€ en Afrique subsaharienne contre 2,50€ en Europe de l’Ouest. Le prix d’un smartphone reste encore inabordable. La qualité du réseau, sa couverture et donc le coût restent des enjeux de taille car les besoins sont conséquents.
Si l’on prend l’exemple du paiement mobile, l’Afrique concentre la moitié des comptes à l’échelle mondiale. La connexion est donc essentielle aux activités quotidiennes des Africains.
L’Iran défend son programme de missiles, Israël tire la sonnette d’alarme
L’Iran affirme que son programme de missiles est uniquement destiné à des fins défensives et qu’il ne fera pas l’objet de négociations. À la suite d’un récent conflit avec Israël, les efforts de l’Iran pour développer ses capacités de production de missiles suscitent de plus en plus d’inquiétudes.
Le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères a souligné que le programme de missiles du pays est destiné à dissuader d’éventuelles attaques, ajoutant que les capacités de défense de l’Iran ne sont pas négociables.
Cette position fait suite au conflit de 12 jours en juin, au cours duquel Israël avait identifié les missiles balistiques de l’Iran et son programme nucléaire comme les principales menaces pour la sécurité nationale. L’Iran a réagi aux frappes israéliennes par des vagues de missiles et de drones ciblant des villes israéliennes, démontrant ainsi la portée de ses capacités balistiques.
Israël craint une reprise des capacités balistiques iraniennes
Dans le sillage de la guerre, Israël s’inquiète de plus en plus de la reconstruction et du développement du programme de missiles iranien. Des rapports suggèrent que le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu pourrait, lors de sa prochaine visite aux États-Unis, envisager des options pour une implication américaine dans de futures actions militaires contre l’Iran.
Le récent conflit a fait de nombreuses victimes dans les deux camps : plus de 1 000 personnes en Iran et 28 en Israël du fait de frappes de missiles iraniens. Les États-Unis ont brièvement participé à des frappes aériennes contre les installations nucléaires iraniennes avant qu’un cessez-le-feu ne soit déclaré.








































