Pour Lydia, huit ans, c’est le cadeau de Nouvel An : ses parents l’emmènent voir son idole, Victor Wembanyama. Maillot des San Antonio Spurs sur le dos, elle réalise un rêve, à l’image de milliers de supporters de basket aimantés par le surdoué français.
« C’est la première fois qu’on vient le voir. Il est incroyable, il peut tout faire : contrer, marquer à trois points, claquer un dunk. C’est un génie », sourit Xavier Herrera le père de la fille, avant la rencontre contre les Wizards de Washington fin décembre (victoire des Spurs 124-113).
La famille a roulé plus de deux heures pour voir son chouchou dans l’enceinte de la capitale américaine. Ils sont loin d’être les seuls. Son nom apparaît sur les tee-shirts noir et blanc des supporters et nourrit les discussions.
Les rangées, d’habitude parsemées de sièges vides, sont bondées. Plus de 20 000 personnes sont venues admirer l’envergure de son talent, faisant exploser le record d’affluence de la saison. « C’est une perche, on ne peut pas le louper! », s’amuse Jacob Ottinger, un fan des Spurs de la première heure, en référence aux 2,24 mètres du Français de 21 ans.
Il l’adule depuis son arrivée, il y a deux ans. « La chose la plus impressionnante chez lui, c’est sa mentalité. Il travaille dur, il a toujours envie de gagner et, surtout, il ne se comporte pas comme une superstar. On est tous tombés amoureux de lui », s’émerveille cet autre supporter de 27 ans. Pour l’occasion, il a enfilé le maillot des Mets 92, le club de Levallois-Perret près de Paris, où Victor Wembanyama a crevé l’écran avant son arrivée dans la cour des grands, en NBA.
« Une véritable tour de garde »
Le natif des Yvelines, en région parisienne, réalise un début de saison étincelant avec les Spurs, se prévalant d’une moyenne de 25 points et 12 rebonds par match. La franchise de San Antonio s’installe dans le haut du classement, à la deuxième place, avec les trois quarts de ses rencontres remportées.
« Je ne m’attendais vraiment pas à une telle entame de saison. Je pensais qu’on aurait une saison de transition, mais à la place, on se projette déjà sur le premier tour des playoffs et pourquoi pas, ensuite, la finale de conférence! », se réjouit Xavier Herrera. Pour lui, la finale de la NBA Cup, perdue par les Spurs à Las Vegas face aux New York Knicks il y a une semaine doit servir de « tremplin » pour conquérir des titres.
Blessé au mollet gauche et indisponible de longues semaines, Wembanyama, comparé à un « alien » par la superstar des Lakers Lebron James, reprend ses marques en douceur, avec un temps de jeu réduit. Face aux Wizards à Washington, il a foulé le parquet 22 minutes et passé toute la fin de la partie sur le banc.
« Le mieux est de le laisser se reposer lors des matches moins importants pour qu’on puisse le garder toute la saison », assure Carlos Salas, 53 ans, venu assister à la rencontre avec son fils de 14 ans. Ce qui impressionne le natif de San Antonio, c’est son mélange d’« aisance » et de « présence ». « Quand il est en face, tu ne peux simplement pas entrer dans la raquette et shooter. C’est une vraie tour de garde. » Pour lui, Wembanyama est « clairement une future légende du basket ».
Un talent tricolore en rappelle un autre. « Je suis un grand fan de Tony Parker! », lance et autre fan. « Il a marqué d’une empreinte indélébile notre équipe », avec notamment quatre titres de NBA.









































