Dans une opération militaire sans précédent, les forces spéciales des États-Unis ont capturé le président vénézuélien Nicolás Maduro et sa femme, avant de les exfiltrer vers New York afin d’y répondre des accusations fédérales. Cette opération, très controversée, marque un tournant sans précédent dans les relations entre les États et soulève des enjeux profondément complexes.
Les États-Unis ont arrêté le 3 janvier le Président vénézuélien Nicolas Maduro et son épouse Cilia Flores à Caracas, à l’issue d’une opération qui, pour Washington, repose sur des accusations de narco-terrorisme et d’armes portées à l’encontre de Maduro, sa femme et plusieurs hauts responsable.
Avant cette capture, les autorités américaines avaient proposé jusqu’à 50 millions de dollars de récompense pour des informations menant à l’arrestation de Maduro, dans une campagne plus large comprenant des sanctions économiques contre des entreprises pétrolières vénézuéliennes et des frappes ciblées.
Le couple présidentiel vénézuélien a été capturé dans la chambre à coucher d’un lieu ultra-sécurisé. Hors services de renseignement américains, personne ne savait exactement où résidait le président vénézuélien, auquel on prêtait de changer souvent de résidence ces derniers mois. L’opération baptisée « Obsolute resolve » a frôlé l’excellence par la rapidité, les hélicoptères devant raser les toits pour échapper au dispositif anti-aérien vénézuélien.
Selon l’état-major américain, l’opération est l’aboutissement de « mois de planification et de répétitions minutieuses ». Depuis août, des agents scrutaient les faits et gestes du président vénézuélien et de son épouse. Objectif : établir le « pattern de vie » de Nicolas Maduro – « comment il se déplaçait, où il vi-vait, où il voyageait », jusqu’à « ce qu’il mangeait ou les animaux qu’il possédait », grâce à une flotte de drones furtifs au-dessus du Venezuela. Parallèlement, des unités d’élite américaines, dont la Delta Force, ont reconstitué une réplique de sa résidence afin de répéter l’assaut dans des conditions quasi réelles.
L’assaut et l’enlèvement

Le vendredi 3 janvier au soir, plus de 150 appareils – avions de chasse F-35 et F-22, bombardiers B-1, drones, hélicoptères et avions de renseignement – décollent depuis une vingtaine de bases terrestres et navales. Les hélicoptères transportant la force d’extraction volent à moins de 50 mètres au-dessus de la mer afin d’échapper aux radars.
À l’approche des côtes vénézuéliennes, les États-Unis neutralisent les systèmes de défense aérienne du pays. Les premières explosions sont entendues peu avant deux heures du matin, heure de Washington (7 heures TU), touchant notamment des installations militaires aux abords de Caracas. Une stratégie de diversion qui a créé le chaos et porté les forces armées vénézuéliennes à se concentrer sur la défense des camps.
Les hélicoptères de la force d’intervention sont arrivés à l’endroit où Nicolas Maduro et son épouse avaient été localisés à 2h01 à Caracas. Les forces américaines essuient des tirs sans déplorer de victime et ripostent, endommageant un appareil. La force d’intervention pénètre dans le complexe. Donald Trump affirme sur Fox News que Nicolas Maduro se trouvait « dans une forteresse, près d’une pièce sécurisée avec de l’acier massif. Il essayait d’y entrer mais a été pris rapidement ».
Les réactions à travers le monde

L’opération a suscité une salve de réactions à travers le globe. Le secrétaire général de l’ONU Antonio Guterres a déploré le « dangereux précédent du fait que les règles du droit international n’ont pas été respectées ». Le président Gustavo Petro de la Colombie, partageant la même frontière avec le Venezuela, a lancé un appel urgent à la désescalade et pris des mesures pour renforcer sa frontière, en mobilisant des chars d’assaut et des soldats.
Si la cheffe de la diplomatie européenne, Kaja Kallas, a rappelé le respect de la Charte des Nations unies, c’est un autre son de cloche chez le Premier ministre britannique, Keir Starmer, qui a déclaré que « nous considérions Maduro comme un président illégitime et nous ne versons aucune larme sur la fin de son régime ». De même, le président français Emmanuel Macron s’est « réjoui de l’effondrement de la dictature de Nicolas Maduro ».
De son côté, le ministère russe des Affaires étrangères, qui a appelé à la libération du président vénézuélien, a souligné « la nécessité de créer les conditions permettant de résoudre tout différend existant entre les États-Unis et le Venezuela par la voie du dialogue ». La Chine, un autre partenaire du Venezuela, a « condamné fermement l’usage flagrant de la force contre un État souverain ».








































