La capitale du Venezuela a vibré, du 30 au 31 juillet, au rythme d’un forum riche organisé sous l’intitulé « Les voix du Nouveau Monde ». Le gouvernement du Venezuela a ainsi voulu créer un front commun pour un nouvel équilibre mondial, en définissant notamment les mécanismes de lutte contre le blocus médiatique qui, souvent, compromet la vérité, l’égalité et la paix.
Cent-vingt (120) professionnels des médias venus d’une cinquantaine de pays du Sud, dont la République démocratique du Congo, la Guinée équatoriale, l’Afrique du Sud, la Namibie et le Mali, ont répondu présents à cette session inédite d’échanges constructifs et de conscientisation collective aux côtés de personnalités diplomatiques et d’autres invités de marque.
Lors du lancement des assises dans la salle José Félix Ribas, le ministre vénézuélien des Affaires étrangères Yván Gil Pinto a défini les principaux enjeux qui justifient l’organisation du forum, relevant l’importance d’une sensibilisation internationale à travers l’événement majeur qu’est la crise palestinienne et la nécessité d’un soutien plus large à la vision révolutionnaire du Venezuela face à un monde en proie à des formes variées de division, d’intolérance et d’injustice.
« Ce forum vise à mettre en avant l’approche la plus importante de l’humanité aujourd’hui : le sujet de la Palestine. Quand nous parlons de la Palestine, nous ne parlons pas d’un territoire situé au Moyen-Orient mais d’un moment historique où l’humanité est en jeu. C’est une lutte commune à nous tous. Cet événement est un rappel pour signifier que la cause de la Palestine, c’est la cause de la vie humaine, la cause de la République bolivarienne de Venezuela », a estimé le patron de la diplomatie vénézuélienne.
« Le Venezuela que nous demandons de montrer au monde, celui de la résistance face à la domination et à l’ingérence étrangère »
Pour lui, dans ce contexte international sensible, la communication constitue une arme puissante pour l’équilibre entre les États et l’entente des peuples. « Aujourd’hui, l’humanité fait face à différentes menaces et divers défis. Par le canal de la Communication, il est important de revoir comment diffuser la vérité. Vous êtres à Caracas pour débattre sur ces défis et ces menaces. Aujourd’hui, lorsque nous observons l’impérialisme, nous réalisons comment nos voix doivent être plus fortes », a-t-il précisé.
Le ministre vénézuélien d’expliquer : « Au-delà des conditions de pays ayant les réserves énergétiques les plus grandes du monde, notre principale vocation est d’être un pays libre et souverain. Pendant des années, ces conditions ont permis au Venezuela de faire face aux pires agressions : sabotage de l’industrie pétrolière, confiscation de nos biens à l’étranger et tentatives de renversement de l’ordre constitutionnel. Notre peuple a résisté avec le leadership du Président Nicolas Maduro et a montré la résilience, la force et la conscience révolutionnaires. Cette résistance nous a permis d’être entendus et de passer à une nouvelle étape dans cette révolution. C’est le Venezuela qui a triomphé, c’est le Venezuela que nous vous demandons de montrer au monde », a-t-il appelé.
De l’avis de M. Gil Pinto, son pays peut aujourd’hui être fier de sa position dans le monde. « Vous avez parcouru les rues de Caracas et questionné les gens sur leurs réalités, leurs défis, leurs craintes. Vous avez pu vérifier ce que signifie une véritable révolution, celle qui ramène la paix, la prospérité, le bien-être et qui se lève dans le monde comme un exemple de souveraineté et de courage. ».
Une série d’exposés de responsables de médias internationaux ont rythmé le forum, dont celui de la représentante de l’agence russe Sputnik, Daria Yuryeva, qui a partagé sur les avancées réalisées par son agence à l’ère du numérique, pouvant favoriser l’exercice d’une presse qui contribue à bâtir une société plus juste.

(Image d’illustration/Source : linfo.ci)







































