
(Image : observalgerie.com)
En visite officielle à Rome depuis le mercredi 23 juillet à l’occasion d’un forum économique italo-algérien, le président Abdelmadjid Tebboune a été reçu par la Première ministre italienne Giorgia Meloni, qui a vanté une relation bilatérale d’un niveau « jamais atteint auparavant » et salué des relations « intenses et solides » se traduisant par la signature de treize accords dans différents domaines, dont celui de l’énergie.
C’est la cinquième fois qu’une rencontre au sommet entre l’Algérie et l’Italie a lieu. Pour Alger, il s’agit « de relations stratégiques » entre les deux pays. L’entente se place également au niveau politique, Rome s’étant rangée aux côtés d’Alger en ce qui concerne la question du Sahara occidental, querellé entre l’Algérie et le Maroc. « Nous avons pris des mesures concrètes qui expriment une ferme volonté politique de renforcer nos relations bilatérales historiques et d’élargir davantage les liens de coopération », a déclaré le président Abdelmadjid Tebboune lors de la conférence de presse conjointe avec la Première ministre italienne.
Alors que la France, l’Espagne et plus récemment le Portugal sont allés dans le sens de la solution marocaine pour la question du Sahara occidental, l’Italie a pris une position plus proche de celle de l’Algérie et de l’ONU. « En ce qui concerne le conflit du Sahara occidental, nous avons renouvelé notre soutien commun aux efforts de l’envoyé spécial du secrétaire général de l’ONU pour trouver une solution politique juste, en respect du droit international qui permet au peuple sahraoui d’exercer son droit inaliénable à l’autodétermination », a déclaré le président algérien.
L’Algérie s’efforce de montrer qu’elle est un partenaire fiable pour les Européens
Cette visite algérienne est importante à plus d’un niveau. Au-delà de renforcer les relations économiques, Alger mise sur l’Italie pour être sa porte d’entrée pour l’Union européenne en termes de soutien auprès des 27 avec lesquels elle cherche à établir des relations économiques « plus équilibrées ». L’Algérie s’efforce toujours de montrer qu’elle est un partenaire fiable pour les Européens et poursuit sa stratégie consistant à varier ses partenaires, tout en gardant ses alliés historiques comme la Russie.
Le président Abdelmadjid Tebboune a rencontré le lendemain le pape Léon XIV. Pour Alger, le rendez-vous avec le Saint-Père participe du dialogue entre les cultures et les religions, ce qui pourrait ouvrir la voie à une éventuelle visite du pape, espère Alger.
Face à l’isolement international, l’Algérie se tourne vers l’Afrique
Le président zimbabwéen Emmerson Mnangagwa a achevé, le 20 juillet, une visite officielle de deux jours en Algérie, au cours de laquelle il a rencontré son homologue Abdelmadjid Tebboune. Isolée sur la scène internationale, l’Algérie se tourne à nouveau vers le reste du continent afin de tenter de reprendre l’initiative. Selon le journal El Watan, la visite du président zimbabwéen a permis de démontrer une « convergence totale des positions » entre les deux chefs d’État, qui ont signé plusieurs accords et mémorandums d’entente.
Pour le président algérien, il s’agit d’une « avancée précieuse qui vient renforcer la coopération bilatérale ». Selon les déclarations des deux chefs d’État qui ont donné une conférence de presse commune, c’était l’occasion pour les deux pays « de renforcer leur relation forte et enracinée ».
Mais surtout, en en multipliant les contacts en direction de certains pays africains , Alger espère reprendre l’initiative et sortir de son isolement actuel. En ce moment, ses relations avec l’Union européenne sont au plus bas, de même qu’elle refuse à son allié russe la présence de Wagner à sa frontière avec le Mali.
Avant le président Zimbabwéen, c’était le chef d’État rwandais qui avait effectué le déplacement à Alger, après le président sud-africain en décembre. Plusieurs ministres des Affaires étrangères africains ont également rencontré le président algérien, qui a effectué de son côté une tournée africaine l’ayant mené en Égypte, en Tunisie, en Mauritanie et en Éthiopie.






































