La Tanzanie multiple les investissements pour développer les différents modes de transport. Pour le gouvernement tanzanien, il s’agit de positionner le pays comme une plaque tournante régionale de services logistiques, notamment en appui aux pays voisins enclavés.
En Tanzanie, le parlement a approuvé récemment un budget de 2 746 milliards de shillings (environ 1 milliard USD) pour le ministère des Transports au titre de l’année 2025-2026. Aux termes de ce budget, 2 621 milliards de shillings financeront des projets de développement sur les segments aérien, maritime et ferroviaire.
Parmi les projets retenus figurent la poursuite de la construction du chemin de fer à écartement standard moderne (SGR) ainsi que le renforcement des capacités opérationnelles d’Air Tanzania (ATCL), la compagnie aérienne nationale.
D’autres projets concernent aussi la modernisation du port de Dar es Salaam et la construction de plusieurs infrastructures aéroportuaires pour améliorer la connectivité intérieure.
Quant au transport fluvial, une partie des fonds sera consacrée à la construction de quatre navires-cargos pour fluidifier les échanges commerciaux avec la République démocratique du Congo, notamment via les ports de Kigoma et Dar es Salaam. Ces navires devraient être opérationnels d’ici à deux ans.
Servir de plaque tournante de services logistiques pour certains pays voisins africains enclavés

Le volet formation est également pris en compte, avec les projets de la création d’une académie d’aviation pour renforcer les compétences locales ainsi que de la mise en place d’un campus spécialisé dans les enseignements en transport maritime, pétrolier et gazier.
Ces diverses initiatives s’alignent sur une vision stratégique du gouvernement tanzanien qui table sur le développement des transports afin de stimuler plusieurs domaines dérivés de l’économie. Cette transformation structurelle devrait aussi permettre, selon les autorités, de positionner le pays comme une plaque tournante de services logistiques pour les pays voisins, notamment ceux enclavés comme le Burundi, le Rwanda, l’Ouganda, la République démocratique du Congo, le Malawi et la Zambie.







































