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Musique : Le Kenya offre près de 4 millions de dollars pour accueillir les Grammy Awards

Une vue de l’atmosphère lors de la 66e cérémonie annuelle de première des GRAMMY Awards qui s’est tenue au Peacock Theater le 4 février 2024 à Los Angeles, en Californie. (Source : rollingstone.com) Rich Polk/Billboard/Getty Images

Dans son ambition de transformer le Kenya en un pôle mondial du divertissement, le président William Ruto vient de prendre une décision audacieuse, celle d’une offre de 3,9 millions de dollars (500 millions de shillings kényans) pour accueillir les prestigieux Grammy Awards sur son sol.

Nairobi a fait l’annonce de son ambition lors d’une réunion publique au Kenyatta International Convention Centre, où le président Ruto célébrait le deuxième anniversaire du Fonds Hustler. Le chef d’État kenyan a déclaré que l’accueil des Grammy s’inscrit dans le plan de son administration visant à stimuler l’industrie créative du pays.
« Notre plan identifie l’économie créative ainsi que la culture et le patrimoine comme des moteurs très prometteurs de transformation et de création d’emplois », a-t-il dit.
Il a assuré que le paiement pour accueillir les Grammy avait déjà été effectué, après que le responsable des projets spéciaux présidentiels et de l’économie créative, Dennis Itumbi, a révélé que la proposition avait été approuvée.
« Et nous avons effectivement donné pour instruction au ministère d’État de payer afin que les Grammy Awards se tiennent au Kenya », a précisé le président Ruto.

Le Kenya vise également la Conférence mondiale sur l’économie créative

Si l’initiative d’abriter les Grammy Awards s’inscrit dans l’ambition du Kenya de devenir un pôle mondial du divertissement, le président Ruto a également annoncé que son pays a commencé à soumissionner pour accueillir la Conférence mondiale sur l’économie créative en 2027 pour la première fois en Afrique.
Les Grammy Awards sont l’un des événements de remise de prix musicaux les plus prestigieux au monde, récompensant l’excellence dans les arts et les sciences de l’enregistrement dans divers genres et domaines techniques. Cependant, cette cérémonie a fait l’objet de critiques quant au manque de diversité et de représentation de certains genres, comme le hip-hop et le R&B.
Ainsi, le Kenya vise non seulement à mettre en valeur ses industries musicales et créatives dynamiques et prendre sa place légitime sur la scène mondiale, mais aussi à corriger les insuffisances reprochées à cette cérémonie.

Le Kenya sur les traces de la RDC

Image d’illustration : Kinshasa, Lundi 21 novembre ( Cellcom  / présidence.cd)

Sur le continent africain, la République démocratique du Congo, alors Zaïre, est le premier pays à avoir organisé un événement de portée planétaire, il y a 50 ans le 30 octobre 1974, avec le championnat du monde des Poids lourds de tous les superlatifs : « le combat du siècle » ou encore « The Rumble in the jungle ». Il opposait deux demi-dieux du ring au stade du 20 mai à Kinshasa : Mohamed Ali, le plus grand boxeur de tous les temps à la recherche de la rédemption à 32 ans, et George Foreman, une montagne de muscles de 25 ans également tenant du titre et invaincu avec 40 K.O. en autant de combats. The Rumble in the jungle est d’autant plus mythique à divers égards : il a réuni la crème des artistes negro-africains du monde, 100 000 personnes dans un stade plein à craquer, un milliard de téléspectateurs à travers le monde et, surtout, Mohamed Ali qui va choquer le monde avec la défaite par K.O. à 30 secondes de la fin du 8ème round de celui qui était le favori des bookmakers à 3 contre 1, surtout qu’il avait jusque-là atomisé ses adversaires et bouclé tous ses combats en moins de quatre rounds.

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